Une révolution?

Une lente et irrésistible montée des eaux, changeant drastiquement et définitivement nos habitudes de citoyens et de consommateurs.

Définition

Il n’existe pas encore de définition unique de la technologie blockchain. Nous proposons de reprendre celle proposée par un rapport parlementaire publié en juin 2018 :

« Ce qu’on appelle blockchains sont des technologies de stockage et de transmission d’informations, permettant la constitution de registres répliqués et distribués (distributed ledgers), sans organe central de contrôle, sécurisées grâce à la cryptographie, et structurées par des blocs liés les uns aux autres, à intervalles de temps réguliers ».

La Blockchain, pour quoi faire?

La technologie Blockchain apporte un certain nombre d’éléments à valeur ajoutée. Ces mêmes éléments, listés ci-dessous, s'utilisent de manière différente selon les marchés et thématiques métiers.


Un registre de données partagé et fiable

Les données stockées dans une blockchain sont partageables avec tous les autres acteurs autorisés de ce réseau. Une fois une information vérifiée et inscrite, elle n’est plus modifiable par aucun des acteurs du réseau. Couplée à ses capacités d’authentification forte et d’horodatage universel, la blockchain est un outil parfait pour permettre le partage de données qui ne pourront plus être modifiables a posteriori. Elle est donc particulièrement adaptée aux projets nécessitant de la transparence dans les échanges, de la traçabilité sur des données, ou des preuves d’antériorité. Lorsque des acteurs de différents types ont besoin de collaborer entre eux mais ne partagent pas les mêmes objectifs, elle peut servir d’outil de confiance et de piste d’audit.

De l'automatisation de processus

En mettant en relation directe les acteurs d'une transaction, la blockchain permet souvent de supprimer des couches d'intermédiation couteuses en en efficacité opérationnelle, en délai, ou tout simplement en frais financiers.

Les blockchains récentes proposent par ailleurs presque toutes une technologie de « smart contract » c’est-à-dire d’automatisation de transactions via des règles prédéfinies. En mettant d’accord différents acteurs d’une blockchain sur ces règles, ces smart contracts permettent d’activer des événements (transferts de données, paiements, etc…) sans avoir besoin d’intégrer les différents systèmes informatiques entre eux. Des règles claires, une absence de triche, une piste d’audit de qualité, et un coût de mise en œuvre réduit : beaucoup d’ingrédients sont réunis pour faciliter la collaboration inter-entités !

De l’échange de token de pair à pair

Un token n’est dans le langage blockchain qu’une devise virtuelle échangeable sur ce réseau, de pair à pair (P2P), sans donc avoir besoin de passer par une entité centrale. Si la faisabilité du token pour permettre de l’échange de fond est aujourd’hui prouvé par le succès de Bitcoin notamment, l’échange de token n’a pas forcément besoin d’être monétisé en devise traditionnelle (€/USD) pour représenter une valeur ajoutée. Vote en ligne, points de fidélité, avis consommateurs, transferts de fond, etc…le système d’échange de token est très prometteur.

La blockchain permet aussi de gérer des tokens « non fongibles », c’est-à-dire unique, et potentiellement associé à un bien matériel. Si nous associons la propriété d’un token à la propriété d’une œuvre d’art, la vente du token peut-elle correspondre à la vente de l’œuvre d’art ? Nous croyons qu’effectivement le transfert de la propriété de biens via une blockhain sera une réalité très rapidement (copyrights, œuvres d’art, parts de sociétés non cotées, etc…).

Une gouvernance décentralisée

Une blockchain peut proposer différents rôles : droits d’accès en écriture/lecture de l’information, règles de validation d’une transaction, règles de rémunération des participants à une blockchain, etc. Elle se déploie simplement à travers des nœuds, et plus son déploiement est large, plus sa valeur est grande car sa sécurité et son immuabilité garantie. De fait, une blockchain, et plus particulièrement une blockchain publique, n’appartient à personne, n’est pas stockée dans un endroit en particulier, et peut faire partager son coût de fonctionnement à tous ou certains de ses utilisateurs. Une fois les règles définies, il devient cependant impossible de tricher. C’est donc un outil particulièrement utile pour faire collaborer entre eux des acteurs n’ayant pas forcément naturellement confiance entre eux.

En bref

Dans les faits, la blockchain représente une solution très élégante de partage de données sur tous les cas d’usage où les acteurs impliqués ne se font pas naturellement confiance. C’est une technologie naturellement appropriée aux partages de données entre acteurs d’une même filière : consortium sur un métier, filière d’approvisionnements, moyens d’échanges sécurisées entre institutions concurrentes, etc.

Nous estimons aussi chez Blockchain EZ que cette technologie peut aussi être appliquée dans de nombreux contextes plus traditionnels.

De par ses spécificités, et en particulier sa gouvernance décentralisée et la possibilité de développer des « smart contracts », elle peut représenter une alternative économique à d’autres solutions technologiques plus standards. Nous sommes certains que dans le futur de nombreux projets d’intégration incluront dans leurs offres des composants blockchain qui, intégrés au reste du projet, pourront gérer certaines étapes d’automatisation de transactions de manière simple et économiquement intéressante.

Une révolution lente

A l’inverse de ce que la bulle financière de fin 2017 et début 2018 a pu laisser croire, la blockchain ne révolutionnera pas notre monde du jour au lendemain. Ce n’est pas une technologie qui va tout renverser tel un gigantesque raz de marée, elle s’implantera plutôt comme une lente et irrésistible montée des eaux, changeant drastiquement et définitivement nos habitudes de citoyens et de consommateurs.

La disruption sera organisationnelle et économique avant d’être technologique:

  • La création de consortiums par branche d’activité (ex: traçabilité d'un container dans le transport)
  • Des nouveaux business modèles sans intermédiaires (ex: transfert de fonds sans banque)
  • La prise en main des données personnelles…par les personnes (ex: données médicales, réseaux sociaux)
  • Des modèles d’engagement financiers sans monnaie fiduciaire (ex: facturation inter entreprises par token)
  • Une nouvelle classe d'actif financier, les STO, à mi-chemin entre obligations, ABS et parts de fonds
  • De la titrisation massive de tout: sociétés, œuvres d’art, bouteille de vins, personnes (ex: les « security » token)
  • De la robotisation de processus par des smart-contracts (ex: application de décisions selon résultats d’un vote)
  • Une demande citoyenne ou publique pour plus de transparence (ex: suivi des dépenses publiques, TVA…)

Une aventure au long souffle, un changement s’étalant sur 10+ ans

  • Des règles comptables, financières, juridiques qui devront une à une être définies par les états, l’UE, etc…
  • Les cas d’usage les plus simples applicables dès maintenant, et les plus complexes dans 10+ ans
  • Tous les pays n’iront pas à la même vitesse. L’Europe sera-t-elle à la traine?
  • La technologie va beaucoup évoluer, notamment pour les smart contracts et les applications décentralisées

Techniques blockchain

Un besoin d'accompagnement: Blockchain EZ

Nous sommes là pour vous aider à comprendre ces éléments. Votre entreprise sera peut-être épargnée par la révolution blockchain, ou au contraire peut-être sera-t-elle au premier rang des sociétés impactées. Entre le buzz médiatique et la réalité, il peut être difficile de comprendre ce qui se passe.

Plutôt que de subir, prenez les devants avec Blockchain EZ. Découvrez les enjeux de la blockchain, testez, et pourquoi pas, faites de cette technologie une opportunité de différenciation unique sur votre marché !